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Stop au silence 2/3

Savez-vous à qui s’adresse l’espace d’écoute Stop au silence à Yverdon-les-Bains?

À moi. À vous. Et à toutes celles et ceux qui pensent que cela ne leur arrivera jamais.

Parce qu’en matière de cyberinfractions, nous avons toutes et tous un point commun : nous sommes humains. Et c’est précisément là que tout se joue.

Cyberharcèlement, arnaque aux sentiments, sextorsion…

Les escrocs ne s’attaquent pas seulement aux systèmes. Ils s’attaquent à ce que nous sommes. Ils savent créer un lien, inspirer confiance, provoquer une urgence. Ils observent, sont constants, présents et deviennent crédibles. Et pendant ce temps, nous, les potentielles victimes, on partage en ligne. Des informations, des habitudes, des photos, parfois même sans y penser.

C’est souvent là que tout bascule.

Ou que quelque chose peut commencer.

Stop au silence, un espace pour parler et être écouté·e

La démarche est simple : un formulaire en ligne ou un appel (024 423 66 54). Puis quelqu’un me recontacte.

Pas pour me dire quoi faire, ni pour juger, mais pour m'écouter avec sensibilité, évaluer et poser quelques repères.

Déjà, quelque chose change : je ne suis plus seul·e. On me propose de venir. Le lieu ne ressemble pas à ce que j’imaginais. Rien d’intimidant, pas de bureau froid, pas de distance. Juste un espace calme, confortable, presque ordinaire. On s’assied, on prend le temps.

Ici, je n’ai pas besoin d’avoir tout compris. Ni même de savoir par où commencer. Les mots viennent comme ils peuvent. Ou ne viennent pas. Et c’est accepté.

« J'ai enfin réalisé que je n’avais pas à gérer ça seule » confie une victime. « Peu à peu, les choses s’éclairent. Ce que je vivais sans vraiment le nommer prend forme. On m’explique mes droits, les possibilités. Ce qui est normal, ce qui ne l’est pas.

Je reprends confiance. Je découvre, par exemple, que des aides existent. Que des protections sont prévues. Que les conséquences que j’imaginais ne sont pas forcément celles qui m’attendent.

Dans d’autres situations, on me rappelle quelque chose d’essentiel, presque évident, que je n’arrivais plus à voir : cette culpabilité qui m'envahit ne m’appartient pas.»

Ce moment-là compte parce qu’il permet de reprendre appui. De passer d’un flou pesant à une forme de clarté.

Je reprends confiance aussi parce qu’on identifie mes ressources personnelles. Il y a également des personnes autour de moi sur qui je peux compter, des professionnels connaissant la thématique et pouvant m’offrir de précieux conseils.

Rien ne m’est imposé. Si je veux aller plus loin, je peux. Être orienté·e, accompagné·e. Parfois ici, parfois ailleurs, vers des structures plus spécialisées, pour éviter de répéter encore et encore ce que j’ai déjà eu du mal à dire.

Je comprends qu’il existe un réseau. Et que je peux y entrer à mon rythme. Même le dépôt de plainte, si je le souhaite, peut se faire autrement. Plus tard, accompagné·e par la personne qui m’a reçu, dans cet espace connu, un cadre qui rassure. Mais je peux aussi ne pas être prêt·e ou ne pas le vouloir et cela est respecté.

Ce qui change, surtout, c’est que je peux parler librement et en toute confidentialité car l’ intervenante sociale n’est pas tenue de dénoncer les infractions qui seraient poursuivies d’office, comme devrait le faire un·e policier·ère.

Aujourd’hui encore, Stop au silence reste trop peu connu. Peut-être parce que ces sujets sont difficiles à aborder. Peut-être parce que l’on pense pouvoir tenir seul. Et pourtant…

Dans des situations comme les cyberinfractions, où tout peut sembler flou, rapide, insaisissable, avoir un lieu pour s’arrêter, comprendre et être écouté·e peut faire toute la différence.

Parce que parler, c’est déjà énorme. 

Stop au silence, un espace pour parler et être écouté à Yverdon-les-Bains

À qui s’adresse cet espace ?
À toute personne concernée, directement ou indirectement : victimes de cyberinfractions, de violences sous toutes ses formes, mais aussi témoins, proches, ou toute personne qui se pose des questions.

Comment prendre contact ?
Un formulaire en ligne ou un appel téléphonique suffit (024 423 66 54).
Une intervenante sociale vous recontactera rapidement dans les trois jours ouvrés pour un premier échange, en toute confidentialité.

Pourquoi ne pas rester seul·e ?
Parce que le silence, les doutes et les non-dits peuvent peser lourd.
Mettre des mots, même partiellement, permet souvent de mieux comprendre sa situation, d’envisager la suite et de reprendre du contrôle.

Qui vous accueille ?
Une intervenante sociale formée, avec une expérience de terrain dans l’accompagnement de situations sensibles.
Elle vous écoute sans jugement, vous aide à faire le point, et peut vous orienter ou vous conseiller selon vos besoins — à votre rythme..

Cyberinfractions touchant à l’intime : possibilité de demander un entretien confidentiel avec une intervenante sociale via un formulaire en ligne :

Formulaire cyberinfraction

Stop au silence
Rue du Valentin 12 · 1400 Yverdon-les-Bains
024 423 66 54

Stop au silence est un dispositif public, gratuit et confidentiel, mis en place par le Service de la sécurité publique d’Yverdon-les-Bains, offrant un espace de soutien à la population face au cyberharcèlement liées à l’intime, aux violences et au harcèlement de rue.

Nos remerciements à Monsieur Pascal Pittet, directeur du Service de la sécurité publique, ainsi qu’à Madame Maria Brito, intervenante sociale du dispositif « Stop au silence », pour leur disponibilité et la qualité des échanges.

Rédaction
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